Kamianets Podilski et Khotyn

26/01/2010 at 14:07 | In A propos de l´Ukraine ouest | Leave a Comment
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La forteresse de Kamianets Podilski

La forteresse de Kamianets Podilski

Kamianets Podilski, la ancienne forteresse de Podolie, construite dans une gorge située au-dessus de la rivière Smotrytch, et qui servit pendant des siècles de poste avancé à la frontière sud-ouest du royaume de Pologne, vous charmera par son architecture et son ensemble de 170 monuments culturels. La ville est citée pour la première fois dans les chroniques en l’an 1106 et est donc l’une des cités les plus anciennes du pays.

Le quartier arménien vaut particulièrement la peine d’être visité, ainsi que la place-forte, dont les fondations datent du 11e siècle et l’église catholique Pierre-et-Paul, qui fut utilisée comme mosquée entre 1672 et 1699, lors de l’occupation turque. Le minaret de 36 mètres qui y fut construit ne fut pas détruit lors de la reconquête de la ville. Une statue de la vierge symbolisant la gratitude des Polonais y fut simplement apposée.

La ville de Kamianets Podilski n’est pas inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais est inscrite sur la liste pour le devenir. Ces dernières années, un grand rassemblement annuel de montgolfière contribua au prestige de la ville. Lors de ce rassemblement, il est possible de monter dans les montgolfières pour une petite promenade.

Les environs de Kamianets sont particulièrement intéressants pour les spéléologues amateurs et professionnels. Au fil des millénaires, des réseaux de grottes soutteraines se sont développées dans les terrains karstiques entourant la ville. Ces grottes sont, bien entendu l’objet de visites, et vous aurez l’occasion de les découvrir et même de les explorer aux côtés de guides qualifiés.

Parallèlement à cela, les rivières Dniestr, Smotrytch et Sbrutch avoisinantes proposent soit un parcours plutôt historique, avec la découverte sur leurs berges des vestiges de nombreuses bourgades et de villages, ou bien des sports de plein air pour tous les niveaux, comme du kayak ou du pédlo sur des bras de rivière ou sur le lac de barrage tout proche.

La forteresse du Khotyn

La forteresse du Khotyn

Khotyn fortifiée sur le Dniestr à proximité des villes de Tchernivtsi et Kamianets Podilski a joué au cours des siècles un rôle important dans la défense des routes commerciales et des frontières des Etats auxquels elle appartenait, de part sa position géostratégique intéressante. Elle fut successivement sous contrôle moldave, polonais, turc et russe, ce qui donna un cachet particulier à la ville.

La forteresse de Khotyn fut un lieu stratégique primordiale pour l’une des grandes batailles de l’histoire de la région, la bataille de Khotyn en 1673, où les Ottomans subirent une défaite importante face à l’Union polono-lituanienne: les Polonais, soutenus par les cosaques et les Moldaves, ce qui permit de stopper la vague d’invasion turque.

Ivano Frankivsk (Stanislau) – Diversité religieuse et amour de l’Art en Galicie

25/01/2010 at 13:20 | In A propos de l´Ukraine ouest | Leave a Comment
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Ivano Frankivsk - Diversité religieuse et amour de l’Art en Galicie

Ivano Frankivsk - Diversité religieuse et amour de l’Art en Galicie

Celui qui, venant de l’Ouest, désire se rendre dans les Carpates, doit obligatoirement passer par Ivano-Frankivsk. Cette petite ville charmante se situe sur une petite île formée par la convergeance de deux bras de la rivière Bystritsa. Ceci conféra au lieu au Moyen-Âge une position stratégique intéressante.

En ce lieu important à défendre, le prince polono-galicien André Potocki fit construire à la place du village de Zabolotya une puissante forteresse, qui devait protéger ses terres des attaques des Tatars et des Turcs mettant régulièrement la région à feu et à sang pour se procurer nourriture, armes et munitions. Il nomma la forteresse d’après son fils Stanislav.

La forteresse fut construite dans un délai très court d’après les règles de l’art défensif de l’époque. De hauts murs épais de plusieurs mètres, un talus entourant le château et de larges bastions avaient pour but de protéger les habitants du bourg fortifié. Elle était tellement bien construite qu’elle résista en 1672 aux attaques d’un grand seigneur turc lors d’une bataille sanglante. Par la suite, on construisit un réseau de tunnels, qui, partant de l’actuelle mairie située en centre-ville, menaient parfois très loin, comme par exemple à la ville de Halyc située à 25 km d’Ivanovo. Ces tunnels furent utilisés pendant la Seconde Guerre Mondiale, afin de fuir la ville. Aujourd’hui il est possible d’en visiter certains.

La construction de la forteresse Stanislaviv marqua la fin des razzias et le début du développement économique de la ville. Dès la fin du 17e siècle, la ville fut soumise au Droit de Magdebourg, accordant certains privilèges aux citoyens. La ville était peuplée d’Ukrainiens, de Polonais, d’Arméniens et de Juifs. La ville était plutôt bien située pour le commerce, car elle se trouvait sur les routes marchandes menant de la Bessarabie aux pays baltes et de Kiev à l’Europe centrale. Le développement du commerce amena prospérité et abondance à la ville.

Lorsque la Prusse, la Russie et l’Autriche se partagèrent le Royaume de Pologne en 1772, Stanislaviv fut attribuée à l’Autriche, et son nom fut changer en Stanislau, L’empereur Joseph II voulut développer économiquement la région et pour cela envoya de nombreux colons dans sa nouvelle province. Il y abolit l’esclavage et promit l’égalité de tous devant la loi. De nombreux Allemands, Hongrois, et plus tard des Autrichiens et des Juifs (qui représentèrent jusqu’à 40% de la population) s’y installèrent, ce qui marqua le début d’une époque particulièrement prospère pour le commerce et l’artisanat. Ce qui était caractéristique pour l’époque, était le fait qu’autant de nationalités différentes vivent ensemble et se côtoient en harmonie. La liberté de religion était garantie, et des églises et synagogues de tous courants religieux furent construites.

En 1804, on réduisit la hauteur des murs de la citadelle, puisque les Turcs avaient été repoussés depuis longtemps. On pava les rues et les places, et les premières usines firent leur apparition. La ville continua à se transformer, avec la construction de maisons à plusieurs étages et l’ouverture de banques. Une vie urbaine à multiples facettes se développa, avec ses cafés, ses restaurants, ses galeries, parcs et jardins, ses théâtres et ses hôtels.

Des voyageurs venant de Vienne se rendent souvent à Ivano-Frankivsk par la ligne ferroviaire passant par Czernowitz. Avec l’arrivée de visiteurs étrangers, le tourisme se développa dans la ville même ainsi qu’au-delà, des circuits partant d’Ivanovo et allant dans les Carpates, en Pocutie à Vorochta et Yaremtcha furent développés, et le tourisme devint un secteur d’activité porteur dans la région.

Parallèlement aux touristes, de nombreux linguistes et ethnographes ukrainiens s’établirent à Stanislau. Parmi eux le fameux poète ukrainien Ivan Franko (1856-1916), très engagé dans le mouvement nationaliste ukrainien et pour le développement d’une culture et d’une langue ukrainiennes. Suite à cela, de nombreux cercles culturels patriotiques virent le jour dans la ville, telles que Prosvita » (Les Lumières), « Plast » und « Sokoly » (Les Faucons).

Après la chute de l’Empire Austro-Hongrois à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la région devint pour une courte période un Etat ukrainien, la République populaire d’Ukraine occidentale. Dès 1919, son invasion par les troupes polonaises, soutenue par la population polonaise majoritaire y mirent un terme, et Stanislau, rebaptisée Stanislavov, devint, et jusqu’à 1939, la capitale de la Voïevodie polonaise du même nom.

Le pacte germano-soviétique prévoyant de radier la Pologne de la carte, les troupes soviétiques marchèrent sur la ville. Sous le Diktat soviétiques, nombreuses furent les églises qui furent fermées et pillées. Il faut mettre au compte de la Terreur stalinienne la quasi-disparition de l’élite ukrainienne, et la ville de Stanislau, soumise aux plans d’agriculture intensive prescrivant l’exploitation abusive de son sol fertile, s’appauvrit grandement.

Stanislau vit arriver et repartir par deux fois les troupes nazies et soviétiques. Les Nazis exterminèrent la totalité de la communauté juive, ce qui laissa des traces encore palpables.

A l’occasion des 300 ans de la ville, Stanislau fut rebaptisée Ivano-Frankivsk, en l’honneur du grand poète ukrainien Ivan Franko. Peu après, en pleine période de guerre froide, la ville disparut à nouveau de la carte, car on installa tout autour des usines d’armement et des hangars de stockage pour des éléments de missiles atomiques. Les écoliers de la ville sont inscrits officiellement à « l’école moscovite no 602 », une école fictive, les autorités souhaitant cacher le véritable lieu de vie de ces écoliers et de leurs parents.

C’est seulement en 1991, avec la chute de l’Union soviétique et la création de l’Ukraine, que la situation de la ville retourna à la normale. A la fin des années 90, la ville connut un véritable boom économique. Des investisseurs étrangers placèrent de l’argent dans la ville, ce qui permit la création d’emplois et de revenus stables. Cela permit aussi à la municipalité de trouver l’argent pour restaurer le centre-ville historique. Aujourd’hui, Ivano-Frankivsk est considérée en Ukraine comme une ville où il fait particulièrement bon vivre et est l’un des lieux de résidence préféré des Ukrainiens.

D’un point de vue touristique, la ville d’Ivano-Frankivsk est également particulièrement intéressante. Parallèlement aux traces architectoniques de son histoire peu commune, on y trouve des édifices des principales religions représentées en Ukraine. Les rues, les places, les monuments et les jardins publics rappellent sans cesse ce passé commun. Par exemple le jardin Kratter (Kratterivka), nommé ainsi en souvenir de l’urbaniste allemand Frantisek Kratter, qui conçut en 1827 le premier jardin public de la ville.

Dans l’ancienne église de la Ste Vierge se trouve le musée d’Art de la ville, qui sera bientôt pourvue de plusieurs salles d’exposition supplémentaires. Car dans les archives du musée sont encore entreposés des milliers d’objet : des icônes, des sculptures baroques, et des œuvres appartenant à l’art ukrainien occidental, qui ne pouvaient pas être exposés faute de place.

Le palais Potoci, construit par le fondateur de la ville pour sa famille, et entouré d’un parc magnifique, est l’un des édifices les plus impressionnant d’Ivano-Frankivsk. Le roi polonais Jean Sobieski et l’empereur Jospeh II y séjournèrent.

Comme nous l’avons déjà évoqué, Ivano-Frankivsk se trouve tout près des Carpates. Vous pourrez trouver là-bas de nombreuses possibilités de vous détendre et de nombreuses choses à découvrir. Vous pourrez y passer vos vacances dans un cadre préservé, ou bien partir à la découverte de la région à cheval ou sur des VTT, descendre le Dniestr en rafting, ou bien encore expérimenter l’escalade en plein air. Bien entendu, de nombreuses pistes de ski de fond et de ski alpin et chemin de randonnée vous permettront de goûter aux plaisirs des sports d’hiver, sans le stress des grandes stations.

Vous aurez également la possibilité de découvrir la culture houtsoule, en observant par-dessus leur épaule des artisans au travail, ou bien en chinant sur les marchés de Kosiv ou Kolomia à la recherche d’une pièce de vêtement traditionnel. Sinon, faites fi de la civilisation et partez pour une, deux semaines, ou plus, vivre comme les gens d’ici le faisaient il y a cent ans.

Conseils restaurant à Ivano-Frankivsk

Restaurant Trinatsat (Treize), vul. Hrushevskogo Ce bistrot, entre le  bar et le restaurant, vous enchantera par ses plats goûtus servis en grosses portions. Fourchette de prix: moyenne.

Soudak et Novy Svet

04/10/2009 at 17:11 | In A propos de la Crimée | 1 Comment
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Forteresse de Soudak, Novy Svet, cave à champagne

Forteresse de Soudak, Novy Svet, cave à champagne

En partant d’Alouchta, notre chemin nous mène par des cols escarpés à Soudak. Le visiteur est accueilli par une vue sur la forteresse de Soudak se dressant au-dessus de la mer. Cette forteresse, visible de très loin, est l’emblème de cette petite ville, dont la fondation remonte au 3e siècle ap. JC. La forteresse, s’étendant sur 30 ha, a été construite par des marchands gênois en 1385.

En faisant encore quelques kilomètres vers le sud-ouest, on atteint Novy Svet. Au milieu de la nature se trouve la première cave à champagne de Russie, fondée en 1878 par le prince Léon Golitsyne, qui lui donna le nom de « nouveau monde » (Novy Svet) en référence à la découverte de l’Amérique. Golitsyne avait la prétention de vouloir produire un vin mousseux de la même qualité que le champagne français et bien vite, on parla du champagne de Crimée dans tous les cercles de gourmets du monde. Par la suite, le champagne produit à Novy Svet fut primé maintes fois lors d’expositions mondiales.

Par une visite au musée attenant à la cave, vous aurez la possibilité de vous informer de l’histoire et du processus de production de ce mousseux. Une dégustation est aussi prévue, afin de familiariser les visiteurs aux différentes sortes de champagne de Crimée produits ici.

Même si aujourd’hui beaucoup de mousseux dans le commerce portent le nom de champagne de Crimée, c’est seulement ici, à Novy Svet, qu’est produit le vrai.

Non loin de là, sur le sentier Golitsyne, vous aurez une des plus belles vues sur la Crimée : la crique azurée avec la grotte Schaliapine et la plage impériale.

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